Délocalisation de Sagonou La CGLTE Togo à Sagonou pour le constat

Délocalisation de Sagonou: La CGLTE Togo sur le terrain pour le constat

Ce 15 mars 2025, une équipe de la Convergence globale des luttes pour la terre et l’eau s’est rendue à Sagonou à Abobo, dans la préfecture de Zio, pour contacter de visu l’état d’avancement des travaux liés à l’exploitation de phosphate, ainsi que les superficies sollicitées par certaines collectivités pour l’exploitation de sable de surface.

Autrement, dans les zones d’exploitation de phosphate, la possibilité est parfois donnée aux collectivités qui le souhaitent d’exploiter le sable de surface jusqu’à une profondeur donnée pour l’extraction de phosphate par la Société nouvelle des phosphates du Togo (SNPT).

Ceci s’explique par le fait que, “les conditions de délocalisation n’étant pas optimales, l’exploitation de sable par des collectivités à titre commercial vient compenser un peu les pertes recensées”, à en croire les personnes rencontrées.

Sur le terrain, alors que certains individus exploitent le sable de surface, d’autres collectivités en sont privées. Des entretiens, il en ressort qu’une marginalisation systématique est pratiquée vis-à-vis de certains par un groupe dont l’identité reste à découvrir.
Or, avant toute exploitation de sable, il faut remplir des formalités administratives aussi bien au niveau de la SNPT qu’ailleurs, notamment la mairie, le syndicat des exploitants de sable, etc.

A titre illustratif, une collectivité à qui l’autorisation a été accordée par la SNPT, s’est confiée à un exploitant qui, à son tour, a fait des démarches nécessaires auprès de toutes les administrations impliquées, entre autres la mairie, la direction régionale des mines, la direction générale des mines et de la géologie, les autorités chargées de la sécurité dans la zone. Au moment de l’exploitation, il s’est vu opposé une fin de non recevoir.
Or, la veille, il a pris soin d’aller louer des engins, en l’occurrence une chargeuse et une pelleuse, celle-ci transportée sur le terrain par un porte-char.
Ceci a constitué une perte pour l’exploitant, étant donné que le déplacement sur le terrain de ces engins est subordonné à un paiement préalable des frais de location.

Au regard de la situation sur le terrain, l’équipe de la CGLTE a conclu à une enquête plus approfondie aux fins de bien cerner les contours pour des actions efficaces.

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