Transition agroécologique : au Togo, les producteurs plaident pour un meilleur accès aux terres, aux financements et aux formations

Face aux défis liés à la dégradation des sols, aux changements climatiques et à la hausse des coûts des intrants agricoles, les producteurs togolais explorent de plus en plus des alternatives durables pour préserver leurs moyens de production. À Dédékè, village situé à environ 42 km de Lomé, les acteurs agricoles s’engagent progressivement dans la transition vers des pratiques agroécologiques.

Dans cette dynamique, la CGLTE-TOGO, au travers de l’association SOS VISAV, a organisé ce 8 juillet 2026 un atelier de sensibilisation et de renforcement de capacités visant à encourager l’adoption de techniques respectueuses de l’environnement et à promouvoir une agriculture biologique adaptée aux réalités des communautés rurales. Au cours de cette rencontre, les échanges ont porté sur les différentes pratiques agricoles développées dans la localité, notamment la culture du maïs, du soja, de l’arachide, du riz ainsi que les productions maraîchères afin de sensibiliser les participants aux limites de l’agriculture conventionnelle et de promouvoir les avantages de l’agroécologie, notamment la préservation de la fertilité des sols, la réduction des produits chimiques et le renforcement de la résilience des exploitations.

Mettant l’accent sur la fabrication et l’utilisation du compost comme alternative durable aux engrais chimiques, cette session a également permis d’initier les producteurs aux principes de la permaculture, aux techniques de fabrication des biofertilisants et à l’importance stratégique du travail collectif au sein des organisations et coopératives agricoles.

Les discussions ont également permis de mettre en lumière les principales difficultés rencontrées par les exploitants agricoles. Parmi ces défis figurent l’accès limité aux terres cultivables, les difficultés de financement, l’insuffisance de formations techniques, le manque de main-d’œuvre ainsi que les impacts du changement climatique sur les productions végétales et animales.

Pour répondre à ces contraintes, plusieurs pistes de solutions ont été identifiées, notamment le renforcement des formations pratiques en agroécologie, l’appui à la production de compost et de biofertilisants. La création de coopératives agricoles plus dynamiques et une plus grande implication des femmes et des jeunes ont également été proposées comme des leviers essentiels pour accélérer la transition agroécologique.

À l’issue de l’activité, les producteurs ont exprimé leur intérêt pour un accompagnement continu afin de mieux maîtriser les techniques agroécologiques et améliorer leurs performances agricoles. Le chef du village de Dédékè a, pour sa part, salué cette initiative et encouragé la poursuite des actions de sensibilisation auprès des communautés locales.

À travers cette démarche, la CGLTE-TOGO réaffirme leur engagement en faveur d’une agriculture durable, capable de préserver les ressources naturelles, de renforcer la souveraineté alimentaire et d’améliorer durablement les conditions de vie des producteurs togolais.

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